7 pistes pour réduire son empreinte carbone liée au numérique

Si la pollution physique que nous générons est bien visible et quantifiable, celle issue de notre consommation d’énergie l’est beaucoup moins. Et pourtant ce n’est pas moins de 2 centrales nucléaires fonctionnant à plein régime par an qui sont nécessaires pour ne serait-ce qu’alimenter nos appareils électroniques en veille.

Qui plus est, Greenpeace nous informe que « Pour ranger nos données, les partager ou les protéger, nous avons recours à un gigantesque « nuage » de mémoire informatique auquel nous pouvons accéder quelque soit l’endroit où nous nous trouvons. Ce cloud n’est pas dénué d’impacts sur l’environnement. Selon certaines estimations, la pollution générée par l’industrie du net et son impact sur le climat sont équivalents à ceux du secteur de l’aviation. »

L’origine de l’énergie alimentant les serveurs des acteurs les plus significatifs :

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Voici quelques astuces pour diminuer votre impact quotidien :

1/ Videz vos boites mails de tout ce qui est inutile : corbeille, spam, vieilles pub de 2006,…! Ce sera du poids en moins sur les serveurs.

2/ Désabonnez-vous des newsletters que vous ne lisez pas et surtout de celles auxquelles vous ne vous êtes pas inscrites. Autant par écologie que par principe en ce qui me concerne : j’ai horreur de me faire contacter par une boite qui achète des bases de données (et encore plus de celles qui les vendent, mais c’est une autre histoire).

3/ Entrez vos sites préférés dans vos favoris plutôt que de taper une recherche google à chaque fois.

Le Monde nous précise que : « Selon Alex Wissner-Gross, physicien à l’Université de Harvard, deux requêtes sur Google consommeraient autant de carbone qu’une tasse de thé bien chaud. Selon les travaux de ce scientifique, deux requêtes sur Google généreraient 14 grammes d’émission de carbone, soit quasiment l’empreinte d’une bouilloire électrique (15 g).

Les centres de calcul sont parmi les infrastructures les plus coûteuses en énergie qu’on puisse imaginer. Quand un internaute fait une recherche sur Google, sa requête est dirigée vers plusieurs serveurs qui sont en compétition les uns avec les autres, parfois à des milliers de kilomètres. Google envoie ensuite l’information de celui qui a produit la réponse la plus rapide. « Google est très efficace, poursuit Evan Mills, mais le premier but est la rapidité, et qui dit rapidité dit consommation importante d’énergie. »

4/ Installez un moteur de recherche écolo comme Ecosia qui utilise une partie de ses revenus publicitaire pour la reforestation. J’en avais parlé dans un article ici.

5/ Videz régulièrement vos google drive et dropbox : pas sûre que l’on télécharge encore les photos du weekend de 2012 ! Utilisez We transfer qui ne stocke les données qu’une semaine.

6/ Signez la pétition de Greenpeace pour sensibiliser Netflix à la nécessite de faire tourner ses serveurs à l’énergie verte.

7/ Passons à la partie électronique !

  • Ne laissez pas vos téléphones et autres tablettes charger toute la nuit.
  • Éteignez votre box la journée, ou du moins quand vous partez en weekend ou en vacances. Pour les motivés qui veulent l’éteindre la journée, il existe des minuteurs de courant à brancher directement sur la prise. Cela évite de brancher et débrancher tous les jours et les multiprises avec interrupteur permettent facilement de déconnecter plusieurs appareils.
  • Ne laissez pas votre ordi pro tourner toute la nuit, éteignez les, ou au moins mettez-les en veille en retirant l’alimentation pour les ordinateurs portables. Pensez à éteindre aussi les grosses imprimantes (#team reloue au bureau, haha !).
  • Idem pour les télévisions, consoles de jeu, autres lecteurs DVD…
  • Un chargeur branché même sans appareil électronique « au bout » consomme de l’électricité !

Pas la peine de se fouetter non plus, il faut savoir qu’un appareil branché dont le bouton « on » n’est pas enclenché consommera environ dix fois moins qu’un appareil en veille active : c’est déjà ça !

Les appareils en veille représentent 11% de la facture d’électricité des Français, soit 86 euros par foyer et près de 2 milliards d’euros au total chaque année. Cela équivaut au fonctionnement à temps plein de 2 réacteurs nucléaires EDF par an. Tout simplement incroyable.

En espérant que cela vous inspire !


Sources :

  • http://www.clickclean.org/france/fr/
  • https://www.greenpeace.fr/il-est-temps-de-renouveler-internet/
  • http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/01/12/une-recherche-google-a-un-cout-energetique_1140651_651865.html
  • http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-appareils-en-veille-coutent-2-milliards-d-euros-par-an-aux-francais_1432802.html

3 Comments

  1. Le Deuff

    Bonjour, merci pour vos articles très intéressant au quotidien. Cependant je me dois de rectifier votre message : nos appareils en veille consomment l’équivalent de 2 RÉACTEURS nucléaires, pas 2 centrales (En France, nous avons 58 réacteurs nucléaires pour 19 centrales nucléaires). Loin de moi l’idée de minimiser la gravité de la situation, 2 réacteurs c’est déjà énorme… environ 1500 éoliennes !
    Pour info cette comparaison (appareil en veille, réacteur) vient la 2ème édition baromètre de l’AFP-Powermetrix, que je n’arrive pas à retrouver…
    Il s’agit d’une confusion que l’on retrouve beaucoup..

  2. Merci pour toutes c’est infos,je savait pour les mails, pubs, veille mais je ne connaissait pas le moteur de recherche écolo. Je vais partager ton article sur mon groupe de zéro déchet, ça peut les intéresser aussi 😉

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