I-Boycott, la résistance organisée des consom’acteurs

Comment faire évoluer de façon écolo mais également éthique nos marques préférées ? Celles qui ne sont pas parfaites, mais dont on aime les produits et qu’on aimerait voir évoluer vers plus de respect de l’environnement, des conditions de travail de ses employés, etc ?

Exemple : la présence d’huile de palme dans les produits LU.

Ou au contraire, comment avertir l’opinion publique des agissements de certaines entreprises que l’on condamne fermement sur tous les points ?

Exemple : les conditions de vie inacceptables des animaux dans les aquariums.

Je vous avais déjà parlé ICI de ma façon d’interpeller les marques sur twitter, I-boycott centralise ces actions individuelles via la mise en place d’un boycott responsable. Il ne s’agit pas ici de boycotter « bêtement » mais de proposer des alternatives constructives sur le sujet reproché à l’entreprise ciblée et de lui offrir un droit de réponse.

Pour ceux qui doutent de l’efficacité du boycott, le site de I-Boycott nous offre un petit dessin :

3heros-201f79.png

Si l’entreprise décide de se prononcer sur le sujet, celle-ci est mise en ligne sur le site et l’ensemble des individus ayant voté pour le boycott se prononce sur la prolongation de celui, ou non, selon que la réponse ait été convaincante, ou non !


Les fondateurs expliquent que leur site est un lieu pour matérialiser et chiffrer l’indignation du grand public suite aux révélations des grands abus des multinationales (entre autres) dans les médias. Un des fondateurs de I-boycott précise sur Rue 89 :

« J’ai appelé la rédaction de Cash Investigation [émission d’enquête diffusée sur France 2, ndlr] et j’ai dit à la rédactrice-en-chef : ‘Ce que vous faites c’est super, c’est un excellent travail mais quand les gens éteignent leur télé après vous avoir regardés, vous les laissez avec leur indignation’ ».

On peut penser à Ikea après le reportage sur le pillage du bois de Cash Investigation, les microbilles qui polluent nos océans, à la pêche illégale en Thaïlande, à l’huile de Palme qui détruit les forêts et la faune d’Indonésie, aux conditions de fabrication du textile au Bangladesh, les exemples ne manquent pas.

Comme les fondateurs, Levent et Bulent ACAR, je crois fermement que l’achat d’un produit cautionne ses conditions de fabrication, l’origine et la culture des ingrédients qui compose ce produit, la politique RH et fiscale de la société, …

Et comment avoir meilleur impact sur une entreprise qu’en se détournant de ses produits ? Plus efficace qu’une pétition car impactant l’image mais également le chiffre d’affaire.

 


La plateforme de cette association à but non lucratif est accessible à tous et gratuite.

Il est également possible de proposer et de voter les alternatives qui seront proposées à l’entreprise pour s’améliorer ou aux consommateurs pour rediriger leurs habitudes de consommation vers d’autres produits/marques. C’est la définition même du boycott :

Le buycott, ou le fait d’acheter et de consommer pour des raisons éthiques est l’alternative idéale aux produits boycottés. Consommons de manière responsable pour plébisciter les entreprises ou marques qui se comportent d’une façon éthiquement responsable.

Vous pouvez lancer vos propres campagnes de boycott et les proposer à la communauté constituée toute de même de plus de 60 000 boycotters en puissance !

1 Comment

  1. Pingback: Pourquoi je suis une écolo enthousiaste et optimiste ! - L'Optimisme

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *